vulnérabilité
Émotions

C’est quoi la vulnérabilité ?

Dans un article de Sophie Rousseau paru dans la revue « Mondes en développement » en 2007, on retrouve une définition de la vulnérabilité particulièrement simple et complète, dont on vous partage quelques extraits dans cet article.

L’opposé de la vulnérabilité est la résilience. La résilience est l’aptitude à la fois physique mais aussi neurologique et psychologique à s’adapter aux changements. Elle est particulièrement efficace pour lutter contre la vulnérabilité et les risques.

1. Définition de la vulnérabilité

La vulnérabilité est la probabilité de voir sa situation ou ses conditions de vie se dégrader, quel que soit son niveau de richesse, face aux changements de la vie quels qu’ils soient. Le risque étant omniprésent dans la vie de tous les jours, nous sommes tous et toutes plus ou moins vulnérable.

La vulnérabilité a différentes figures, on peut être vulnérable financièrement, professionnellement, émotionnellement, physiquement, environnementalement. Sans condition de sexe ou d’âge, la vulnérabilité touche tout le monde. La vulnérabilité c’est notre incapacité à nous adapter à des changements, des risques.

Si l’individu n’a pas les capabilités nécessaires pour faire face aux risques et « remonter la pente », il est vulnérable. Par contre, s’il parvient, au travers de ses capabilités, à trouver des stratégies visant à se protéger contre le risque et à renforcer ses capabilités, on dit qu’il est « résilient ».

2. La résilience, la meilleure arme contre la vulnérabilité

Au sens premier, la résilience est un terme de physique des métaux qui exprime l’élasticité des matériaux : elle mesure la capacité d’un matériau à retrouver son aspect initial après avoir absorbé un choc plus ou
moins important.

La résilience est l’opposée de la vulnérabilité puisqu’elle réduit la probabilité de voir sa situation se dégrader à la suite d’un choc. Plus un individu est résilient – c’est-à-dire plus sa capacité de résistance à la suite d’un choc est grande – moins il est vulnérable.

La résilience correspond donc à notre capacité d’adaptation pour surmonter les difficultés. Et la résilience se retrouve dans un fonctionnement cérébral bien à elle. Lorsque nous faisons preuve de résilience, le cortex préfrontal gauche de notre cerveau se charge d’inhiber l’activité de l’amygdale à l’origine des émotions négatives.

Cela signifie qu’il « évite » les informations « stressantes – négatives » émises par l’amygdale. Plus le cortex préfrontal inhibe vite l’amygdale, plus la résilience est élevée. Ainsi on est moins submergé(e) par la peur et plus à même de prendre des décisions efficaces pour sa trajectoire.

Être vulnérable n’est pas une fatalité

Comme pour chaque aspect de la vie, être vulnérable n’est pas une fatalité. La vulnérabilité s’améliore en développant ses capacités d’adaptation pour toujours mieux se protéger.

L’empowerment aide à améliorer ses capacités d’adaptation car il aide à apprendre à se connaitre pour mieux se protéger, et il demande à accroitre l’intelligence émotionnelle qui améliore naturellement notre résistance.

 

En apprendre plus sur la résilence

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et psychanalyste, a consacré une grande partie de sa carrière à étudier la notion de résilience. La petit vidéo ci-dessous vous permettra d’en apprendre plus à ce sujet.