devoirs à la maison
S'épanouir à l'école

Obtenir des bonnes notes sans stress c’est possible ?

Les devoirs à la maison sont bien souvent une source de tension ou de conflit entre parents et enfants. Pourtant des devoirs réussis restent un point indispensable pour que votre enfant obtienne de bonnes notes. 

Aider son ado à avoir de bonnes notes, comment faire ?

Avant de vous donner nos conseils, il vous faut avant tout mieux comprendre la problématique des devoirs. Comprendre les enjeux du point de vue des élèves, c’est mieux comprendre votre enfant ! C’est ainsi que vous allez l’aider à faire efficacement ses devoirs. Et à obtenir de meilleures notes !

Zoom sur les devoirs à la maison

zoom sur les devoirs

A partir du collège, et c’est encore plus vrai à partir du lycée, les élèves ont du travail à faire à la maison. Outre le fait qu’ils n’ont jusque-là pas été habitué à cela, ils vont devoir à partir de la 6ème, apprendre à s’organiser et à anticiper. 

Le temps moyen consacré aux devoirs déclaré par les élèves est de l’ordre de 3 à 6 heures par semaines au collège. Pour les lycéens ce temps est de 7 à 13 heures par semaines.

La réussite des devoirs dépend à la fois de l’élève, mais aussi de la tâche à effectuer elle-même. Les tâches ou devoirs peuvent être variés : activités, exercices, leçon à apprendre, exposés… Avec des enjeux plus ou moins importants ! 

Les Devoirs Maisons (DM) ou les contrôles, examens blancs et examens font au minimum l’objet d’une note. L’enjeu (et les émotions liées) est donc différent pour l’élève par rapport à des exercices « classiques ». Les supports sont tout aussi variés : manuel papiers, manuel numérique, cours, logiciel….

Pourquoi les ados ne font pas leurs devoirs ?

devoirs : chasser les idées reçues

Souvent apparentés à de la « feignantise » les devoirs sont un élément de pression particulièrement important pour les élèves. Tous ne sont pas égaux face aux stratégies à mettre en place ! 

Et les devoirs peuvent même être un point de départ dans la démotivation générant le décrochage scolaire. Comprendre ce qui se cache derrière la façon qu’à votre enfant de faire ses devoirs est la première étape pour l’aider à avoir de bonnes notes !

Les réfractaires aux devoirs ressentent un manque d'estime d'eux-mêmes !

devoirs à la maison et manque d'estime de soi

Selon une étude réalisée auprès de 601 élèves (filles, garçons, de la 6éme à la Terminale avec une hétérogénéité de niveau), des chercheurs se sont notamment interrogés sur le lien entre le statut attribué à l’élève et la réalisation des devoirs. 

Il apparait que les élèves les plus « en phase » avec l’institution ou en bonne estime d’eux-mêmes s’acquittent de leur devoir en les plaçant au centre de leur organisation. A l’inverse, les élèves les plus en conflit ou en mésestime d’eux-mêmes face à l’institution auront plus de difficultés à développer des stratégies d’organisation des devoirs à la maison.

Les émotions, nous le savons aujourd’hui, sont par ailleurs un facteur capital dans les stratégies de réussite scolaire. En effet, les émotions positives favorisent largement les apprentissages, la mémorisation et la mobilisation des connaissances acquises à un moment où cela est nécessaire. 

Il s’agit ici de la capacité de l’élève à « se servir » des connaissances acquises, par exemple au moment d’un contrôle en classe ou d’un examen. 

En finir avec les idées reçues sur les devoirs !

élèves, devoirs, stress et bonnes notes

Il est temps en effet de chasser les idées reçues ! La quasi-totalité des élèves consacrent du temps à leurs devoirs. Dans une autre recherche scientifique réalisée auprès de 1618 lycéens, on observe que les élèves obtenant des résultats excellents à bons, travaillent en moyenne à peine plus que les élèves en difficulté ou grande difficulté.

C’est un point clé pour comprendre la démotivation que peuvent ressentir certains élèves. Issue du manque de bénéfices en rapport aux efforts produits. En considérant que le bénéfice premier de tout élève est la note qu’il obtiendra

Imaginons le ressenti négatif d’un élève ayant consacré un temps, comme un autre élève, alors qu’il obtient de vraiment moins bons résultats. Quel est le bénéfice que va retirer un élève de ses « efforts mal récompensés » ?

On peut alors imaginer qu’il pourrait trouver malgré tout une forme de bénéfice « moral » ou personnel. Se motiver pour améliorer son bien-être, sa relation avec ses enseignants. 

Malheureusement, les élèves en situation de difficultés face aux devoirs à la maison sont moins enclins à être en situation de bien-être au sein de l’institution. Les devoirs génèrent chez eux des sentiments négatifs à l’opposé du bien-être. 

En prime, cela leur permet moins d’enregistrer l’affect avec l’enseignant comme un levier de motivation assez puissant pour se motiver à « affronter » devoirs et difficultés.

Tout ceci indique que le problème n’est pas le temps effectif consacré aux devoirs. Puisque la grande majorité des élèves s’acquittent de ce temps ! Le souci réside dans les méthodes utilisées pendant ce temps

Un élève en situation de difficulté ne peut pas changer seul sa méthodologie. Il se retrouve soumis à un amoncellement de difficultés et mauvais résultats. Et on comprend à quel point cela peut générer une source de démotivation profonde pour les élèves.

Des "stratégies devoirs" de la 6ème jusqu'au lycée

stratégie pour faire ses devoirs

Nous savons également du fruit des deux études citées que les filles réalisent plus aisément leurs devoirs que les garçons. Ceci est dû au fait que leur système émotionnel se développe plus précocement que celui des garçons. 

Elles sont donc plus jeunes, sensibles au stress des devoirs. Les filles sont aussi probablement plus sensibles aux injonctions de l’institution et de la famille. Elles mettent en place des stratégies dès le collège. 

Ainsi l’apprentissage de l’organisation vis-à-vis des devoirs va se faire progressivement et de façon plus adaptée. C’est ce qui permet en partie d’expliquer que les « filles réussissent mieux à l’école ».

A l’inverse, dans ces mêmes études, nous apprenons que les garçons ressentent un stress vis-à-vis des devoirs seulement à partir de la 1ère ou de la Terminale. 

Ce moment correspond aussi à une augmentation du temps à consacrer aux devoirs conformément à toutes les notions à acquérir des programmes. Les garçons se retrouvent donc confrontés à une double difficulté. 

Appréhender à la fois un nouveau niveau de stress, et apprendre à s’organiser face à une masse de travail importante et perçue comme « soudaine »  et importante. Cela peut aussi expliquer la tendance plus prononcée des garçons à être candidats au décrochage scolaire. 

Tous les élèves ne sont pas naturellement égaux face aux devoirs !

penser à son avenir

Sans faire de distinctions de sexe, car chaque élève a son propre système émotionnel, ces études indiquent néanmoins qu’il existe globalement deux catégories d’élèves face aux devoirs à la maison.


Les premiers ont donc répondu tôt dans leur scolarité au stress des devoirs. Ils sont en mesure de mettre en place des stratégies pour effectuer les devoirs. La difficulté pour ceux-là va être de gérer ce stress sur la durée de la scolarité sans se décourager

Ces élèves peuvent être plus sensibles en cas de difficultés scolaires. En effet, ils auront moins développé de stratégies de « protection » vis-à-vis du sentiment d’échec généré par les résultats scolaires. Ils peuvent être plus soumis à un effet de dépression en cas de difficultés.

Pour les autres, ceux qui déclenchent un stress à partir de la 1ère ou de la Terminale, la grande difficulté va être de gérer l’intensité soudaine du stress tout en développant des techniques d’organisation. Cette situation touche une majorité d’élève car elle intègre aussi les élèves qui depuis le collège ont eu des facilités. 

Ceux-là ont toujours obtenu de bons résultats sans vraiment développer de stratégie vis-à-vis du travail à la maison. Néanmoins, à partir de la classe de 1ère , les enjeux et attendus sont si importants que même ces élèves « tombent dans l’obligation » de mettre en place une stratégie pour réaliser leurs devoirs.

 

Obtenir des bonnes notes grâce aux devoirs

Maintenant que vous en savez plus sur les devoirs et ce qu’ils représentent pour votre enfant, suivez nos 5 conseils. Ainsi vous l’aiderez à réaliser ses devoirs avec les bonnes méthodes, à réguler son stress et à obtenir de très bonnes notes.

1 - La motivation par les émotions positives

Estime de soi

C’est scientifiquement prouvé, les élèves qui se sentent bien à l’école ont donc une tendance naturelle plus importante pour utiliser le cours à la maison. Cela ne signifie pas seulement qu’ils utilisent le « document du cours » ou le manuel avec la bonne méthode. 

Mais plutôt qu’ils sont en mesure de faire un lien direct entre ce qu’ils ont vu en classe et le devoir à réaliser à la maison. Cela s’explique par le fait qu’ils sont dans un schéma émotionnel positif, leurs sens sont donc plus susceptibles d’intégrer les notions nouvelles et de trouver des solutions face aux difficultés. 

Pour un élève en situation de difficulté, chaque nouvelle notion non comprise est perçue comme « synonyme de danger » à son insu. A force de reproduction cela l’amènera à avoir tendance à fuir pour se protéger des émotions négatives. 

C’est comme cela qu’un élève peut passer plusieurs heures devant son devoir en utilisant tous les prétextes de fuite (notifications des réseaux sociaux, messages des amis, connexion à l’ordinateur…) pour ne pas s’engager face à la difficulté.

Rassurez votre enfant face à ses difficultés, aux mauvaises notes et au sentiment d’échec scolaire. Ainsi vous allez l’aider à être dans des conditions naturelles favorables lorsqu’il(elle) est en classe. Ou au moins lorsqu’il(elle) fera ses devoirs à la maison. Et ceci ne peut que l’aider à améliorer ses résultats.

2 - Comprendre les leçons

baisse de motivation et cortex cingulaire antérieur

Les attitudes favorables en classe sont auditives et visuelles. L’élève a besoin d’entendre le cours, cela lui permet d’assimiler les notions transmises par l’enseignant. Mais il a aussi besoin de visualiser les notions pour les « retrouver » plus facilement.

Il faut donc s’assurer que votre enfant est bien à l’écoute du cours, n’est pas en situation de bavardage ou d’inactivité totale en classe. Pour cela vous pouvez vous référer à ses enseignants, lire son carnet. Même si votre enfant a une attitude favorable à l’écoute en cours, vous devez aussi lui demander de vous raconter sa journée en classe, à l’école, pour vous assurer de son niveau d’attention. 

Si votre enfant met un peu de temps à se remémorer ses cours, ce qu’il a fait, il n’y a pas de souci. En revanche si votre enfant ne parvient pas à se rappeler les notions qu’il a vu le jour même ou la veille, il est surement confronté à un problème de concentration. Pour lequel vous devez aussi l’aider.

Pour les supports visuels, il est essentiel que votre enfant ait son cours et tous les documents qui s’y rapporte. Les élèves ayant des problèmes organisationnels ou graphiques peuvent être confrontés à de sérieux problèmes en la matière. Il faut les aider plus particulièrement en vérifiant les cours, en l’aidant à trier, à classer, à surligner (pour rendre plus visuel et faciliter la mémorisation à la maison) …

Demandez le plus souvent possible à votre enfant de vous parler de ce qu’il(elle) a vu en classe en essayant de le faire dans un moment d’échange positif. 

Cela offre un exercice de réactivation de la mémoire et permet d’anticiper des problèmes de concentration ou d’attention en classe. En outre regardez les cahiers de votre enfant et si c’est la panique, aidez le(la) pour ranger !

3 - Donner du sens

devenir un pro des devoirs à l'école

Il est aussi indispensable de trouver des motivations positives concrètes pour chaque cours, ou du moins les plus importants. L’élève soutenu par son entourage doit trouver un intérêt dans ce qu’il apprend en classe. 

Aborder les notions à la maison, en famille, demander à l’élève ce qu’il a appris dans sa journée pour le contextualiser avec lui (à quoi cette notion peut-elle servir dans la vie ?) est un moyen fort d’aider votre enfant. Cela lui permet de comprendre l’intérêt dans la réalité de ce qui a été étudié en classe.

Il est essentiel de ne pas oublier que les adolescents sont à un stade de leur évolution où ils mobilisent fortement les intelligences d’actions (interpersonnelle et intrapersonnelle). 

Cela signifie que même si parfois vous avez l’impression qu’ils ne sont « pas dans les réalités de la vie ou de la société », ils sont ancrés dans le concret, dans l’action, le réel. D’où la nécessité de recontextualiser ce qui a été vu en classe.

Recontextualisez avec lui ce qu’il(elle) a étudié pour donner plus de sens au cours et aux notions étudiées. Cela va naturellement rassurer votre enfant, c’est neuroscientifique, il faut donner du sens pour que notre cerveau soit apaisé (et donc plus réceptif), c’est encore plus vrai à l’adolescence !

4 - Ne pas tomber dans la spirale du stress

obtenir des bonnes notes

Votre enfant doit apprendre à appréhender deux stress lorsqu’il est confronté à ses devoirs. Le stress de l’échéance du dit devoir (proportionnel à la difficulté du devoir et au temps qu’il reste pour le faire). Et le stress conditionné par la nature du devoir lui-même. En effet, le travail de révision pour un contrôle, DM, examen… n’engagent pas le même stress qu’un petit exercice ou une leçon à lire.

Aussi votre enfant doit prendre deux réflexes. D’une part identifier la nature du devoir à faire et évaluer l’enjeu. Ensuite la logique est simple. Au plus le devoir génère un enjeu important, au plus le travail à la maison doit s’anticiper. 

Les devoirs sans réels enjeux peuvent être réalisés dans l’urgence. Il s’agit le plus souvent d’exercices d’application où l’objectif est de réappliquer une petite partie de la leçon vue le jour même. En revanche les devoirs imposant un niveau de stress importants doivent absolument être anticipés.

L’objectif de cette méthode est d’équilibrer le niveau de stress entre l’enjeu du devoir et le temps ou la difficulté pour le réaliser. Les élèves en difficulté peuvent avoir tendance à faire leurs devoirs à la dernière minute. 

Pourtant, sans qu’ils ne s’en aperçoivent, en procédant ainsi ils s’obligent à faire face à des pics de stress. Ces pics de stress non gérés et très répétitifs  finissent par nuire. Cela agit peu à peu sur leur fatigue, leur irritabilité et ainsi sur leurs apprentissages.

Aidez votre enfant à identifier la nature de ses devoirs et leurs enjeux. Proposez lui dans un premier temps de s’attacher à s’organiser seulement pour les devoirs où l’enjeu est important. Les contrôles, DM, examens blancs doivent faire l’objet d’une stratégie en deux ou trois étapes échelonnées sur quelques jours.

5 - Développer la concentration

exploiter son potentiel

Dans les études scientifiques citées précédemment, il apparait également que les élèves qui obtiennent les meilleurs résultats mettent en place des stratégies pour les devoirs qui vont de lire (le cours, le manuel…) vers écrire (un exercice, une fiche de révision…). 

A l’inverse, les élèves ayant un ressenti négatif ou en difficulté restent à la lecture et ont tendance à fuir le travail écrit. Ou à le bâcler. Ce phénomène peut souvent être perçu par les parents comme une forme de « flemme », et être décourageant.

Il s’agit alors le plus souvent de problématiques liées à la concentration. Un élève avec des difficulté de concentration aura plus de mal à s’attacher au travail écrit. En effet la concentration mobilisée est l’outil le plus sûr pour réussir à se représenter mentalement une notion générale, abstraite.  Puis pour l’organiser mentalement afin de pouvoir la retranscrire à l’écrit. 

Des difficultés de concentration « empêcheront » votre enfant de réaliser ces deux étapes clés. Et c’est ainsi qu’il ne parviendra pas ou moins bien à retranscrire à l’écrit ses connaissances. Ce qui peut s’avérer d’autant plus stressant pour lui. Et le mettre en situation de « blocage » face à ses devoirs malgré lui.

Demandez à votre enfant s’il travaille souvent à l’écrit à la maison. Si ce n’est pas le cas, essayez de vous questionner avec lui(elle) sur sa capacité à se concentrer. 

De nombreux conseils existent à ce sujet et il dès lors plus facile pour vous de proposer des solutions à votre enfant pour « booster sa concentration ». Et ainsi l’aider plus naturellement. L’aider à lui(elle)-même comprendre son problème pourra être une source de soulagement.

Les bonnes notes vont apparaitre petit à petit

exploiter son potentiel

Même si cette étape de suivi de vos enfants est souvent fastidieuse, n’oubliez pas que leur degré d’investissement dans leurs devoirs est très lié à l’estime d’eux-mêmes vis-à-vis de l’école. C’est scientifiquement prouvé ! 

Aussi, il y a fort à parier que si vous aidez votre enfant à retrouver l’estime de lui-même vous l’aiderez à s’investir avec plus de facilité dans ses devoirs à la maison. Valorisez ce qu’il fait bien, montrez lui les conséquences positives de ses attitudes ou connaissances qu’il sait mobiliser. Et servez vous en pour l’aider à étendre ce positif vers une stratégie plus approfondie pour mieux réussir les fameux devoirs à la maison !

En effet, le problème ne résidant pas dans le temps passé au devoir mais bien dans la méthode mobilisée, il sera ensuite essentiel d’aider progressivement votre enfant à se saisir des bonnes méthodes. Pour cela suivez pas à pas les conseils de cet article. 

Accompagnez votre enfant dans ce processus d’organisation pour les devoirs qui peut être perçu comme douloureux pour lui(elle). C’est ainsi que les progrès se feront remarquer petit à petit. Et que votre enfant parviendra à se réinvestir dans cette tâche incontournable et utile : celle des devoirs à la maison.

Découvrez tous nos conseils scolaires

Dans les articles de notre catégorie s'épanouir à l'école