roue des émotions de plutchik
Émotions

Roue des émotions de Plutchik : zoom sur 2 émotions !

La roue des émotions de Plutchik est un outil qui permet de comprendre, d’identifier et d’analyser ses émotions. Chez ES&L c’est un outil qu’on conseille car la roue des émotions de Plutchik est un excellent moyen pour à la fois faire progresser son niveau d’intelligence émotionnelle mais aussi pour apprendre à mieux gérer et exprimer ses émotions ! 

Pour aller plus loin, on vous propose dans cet article de vous attarder un peu plus précisément sur deux émotions de la roue des émotions de Plutchik : le remords – aussi appelé culpabilité – et le dégoût

Pourquoi ? Parce que ces émotions sont particulièrement désagréables ! On vous explique pourquoi et on vous donnes des astuces pour apprendre à les gérer 👊

La roue des émotions de Plutchik

Dans la roue des émotions de Plutchik, on retrouve les 8 émotions principales qui sont la joie, la peur, la tristesse, le dégoût, la colère, la surprise, la confiance et l’anticipation

La combinaison des émotions principales donne naissance à des nouvelles émotions comme vous pouvez le voir sur la roue des émotions de Plutchik ci-dessous : l’amour, l’optimisme, l’agressivité, le mépris, le remords, le désappointement, la crainte et la soumission.

roue des émotions

La culpabilité et le dégoût : 2 émotions négatives ?

Afin de vous aider à devenir un(e) pro de vos émotions, on va s’attarder avec vous sur deux émotions que l’on observe dans la roue des émotions de Plutchik : la culpabilité et le dégoût. 

La culpabilité, si on doit lui donner un synonyme, représente le remord.

 Le dégoût peut aussi être associé à la gène ou la honte. 

Comment se caractérise en nous ces émotions spécifiques ?

Des caractéristiques communes entre ces deux émotions

La culpabilité, les remords, ou le dégoût, la honte, sont l’une comme l’autre des émotions sociales. Elles sont le résultat d’une auto-évaluation de notre propre comportement dans un contexte social : on a honte ou on culpabilise quand on enfreint une norme sociale au regard des autres.

Les normes sociales se définissent au cours de la petit enfance, et dépendent également de notre culture, notre éducation, notre environnement…

Elles sont associées à une activation du cortex insulaire, une zone du cerveau impliquée dans la conscience de soi, les relations interpersonnelles et le ressenti d’autres émotions comme le dégoût. 

Ces deux émotions sont également liées à une activation du cortex cingulaire antérieur dorsal. Ce dernier intervient dans la perception de la douleur, la détection des erreurs, mais aussi le ressenti subjectif de la colère.

C’est pour cela que nous ressentons généralement ces émotions sociales de manière forte ou particulièrement douloureuse.

La culpabilité et la honte

Définition de la culpabilité

On active l’aire cérébrale où se trouve le cortex cingulaire antérieur ventral. Cette région est associée à notre capacité de planifier des réponses adaptées. 

Quand on culpabilise on cherche à réparer ce qu’on considère comme notre faute. Le déclenchement de comportements réparateurs est ce qui distingue la culpabilité de la honte.

Définition de la honte

On a plutôt tendance à vouloir se cacher ou fuir. Cette émotion sociale n’implique pas de façon systématique une volonté de déclencher un comportement réparateur et contrairement à la culpabilité qui nous centre sur l’autre, la honte est une émotion beaucoup plus centrée sur soi.

Ces émotions dans la roue des émotions de Plutchik

Ces émotions sont utiles car elles permettent de vivre ensemble tout simplement. Elles encouragent les changements sociaux favorables, comme l’éco-responsabilité, la solidarité ou dans nos relations sociales et familiales.

En observant nos comportements et en les ajustant pour ne pas ressentir de trop ces émotions désagréables, on travaille la confiance en soi et l’altruisme, indispensables pour des relations sociales saines. C’est pour cela qu’elles ont leur place dans la roue des émotions de Plutchik.

Comment gérer la culpabilité et la honte ?

Elles sont surtout utiles si elles sont modérées et si nous décidons nous même du comportement réparateur à adopter. En effet, être contraint(e) à la culpabilité ou à la honte ou être amené(e) à les ressentir trop intensément s’avère contre productif.

Cela peut entrainer une « réactance », un schéma comportemental qui va nous pousser à reproduire toujours plus notre comportement de départ. Même dans les situations où il aurait plutôt fallu le corriger !

Alors on veille à rester attentif(ve) aux autres en pratiquant le plus possible
une culpabilité constructive :

– On modère sa culpabilité
– On ne culpabilise pas trop longtemps
– On ne culpabilise pas pour rien
– On veille à ne pas faire de la réactance

Et on reste aussi attentif(ve) à soi-même pour accepter la honte :

– On travaille la confiance en soi et l’estime de soi
– On adopte un autre point de vue pour prendre du recul
– On se rappelle que personne n’est parfait(e)

La roue des émotions de Plutchik : un outil indispensable

Grâce à la roue émotions de Plutchik vous allez pouvoir progresser dans la gestion de vos ressentis et de vos émotions. On vous invite à lire notre article La roue des émotions : apprenez à identifier vos ressentis ! pour en apprendre plus à ce sujet.