inhibition cérébrale
Émotions, S'épanouir à l'école

C’est quoi l’inhibition cérébrale ?

C’est quoi l’inhibition cérébrale ? et pourquoi notre cerveau fait-il parfois de la résistance lorsqu’il s’agit d’apprendre de nouvelles connaissances ? Certaines fois, lorsqu’on doit apprendre des notions nouvelles ou changer nos habitudes, nous ne parvenons pas y arriver 🤔 Découvrez le fonctionnement de votre cerveau face aux changements !

C'est quoi l'inhibition cérébrale ?

Notre cerveau apprend en inhibant, c’est-à-dire qu’il a la capacité de bloquer nos habitudes ou nos stratégies habituelles. Lorsque nous apprenons, nous avons des fonctionnements cérébraux spontanés. De façon simplifié c’est un peu comme si nous empruntons des chemins habituels dans notre cerveau au moment d’apprendre.

Pourtant, ces chemins que nous avons l’habitude de prendre peuvent d’une part contenir des erreurs que nous répétons. Et d’autre part ils nous limitent pour construire de nouveaux chemins et apprendre des nouvelles connaissances. 

Inhiber se fait naturellement !

Quand on apprend, une notion, un concept, cela ne disparait jamais vraiment de notre cerveau. Et si nous devons apprendre un concept nouveau en lien avec le concept précédent que nous avions acquis, notre cerveau se chargera d’inhiber nos savoirs actuels afin que nous puissions continuer à apprendre. Certaines régions cérébrales sont spécifiquement liées à cela.

Prenons l’exemple d’un élève qui apprend le théorème de Pythagore en 3ème ! Lorsqu’il apprendra les fonctions trigonométriques en Première, qui sont la suite de la conception antérieure issue de Pythagore, son cerveau va inhiber. Cela signifie que certains groupes de neurones vont déployer des hormones inhibitrices qui vont bloquer le réseau de neurones empêchant d’apprendre la suite du concept du théorème.

C’est donc comme cela que nous apprenons de nouvelles connaissances. Des réseaux de neurones en restreignent d’autres pour libérer le passage pour un nouveau concept. Et progresser ! Car ne l’oublions pas notre cerveau adore apprendre 💝

L'inhibition comportementale

L’inhibition cérébrale demande de la flexibilité cognitive. Nos fonctions cognitives doivent être aptes aux changements pour permettre au cerveau d’inhiber ! La flexibilité cognitive est la capacité de notre cerveau à adapter notre conduite et notre pensée à des situations nouvelles, changeantes ou inattendues.

Elle est indispensable puisque c’est elle qui nous permet de réaliser que notre fonctionnement n’est pas le bon, que quelque chose ne fonctionne pas, et de changer vers une autre conduite ou de nouvelles habitudes. Cet aspect en psychologie est donc particulièrement essentiel à connaitre pour la vie de tous les jours d’une part, mais aussi dans les situations d’apprentissage. 

Sans flexibilité cognitive, pas d’inhibition cérébrale et donc pas de progression ! Et oui, ce qui nous permet de progresser dans les apprentissages aussi bien que dans le concept plus général de l’existence, c’est apprendre. Notre cerveau a besoin d’être rassuré et apprendre est le meilleur moyen d’y arriver. 

Améliorez votre flexibilité cognitive

Vous l’avez compris la flexibilité cognitive nécessaire à l’inhibition cérébrale est votre alliée. Elle vous permet de vous remettre en question et de changer vos comportements pour vous améliorer et progresser !

Alors vous vous dites « ok c’est sympa mais on fait comment ? »

Et bien suivez les conseils suivants et cultivez votre flexibilité cognitive :

– Pratiquez une activité physique sportive régulièrement. Cela permettra de favoriser une bonne oxygénation de vos cellules et neurones, et d’être plus réactif(ve) au changement !

– Méditez et faites du yoga ! La méditation et le yoga sont des pratiques qui permettent de parvenir plus facilement à la gestion de ses émotions. Quel est l’intérêt ? Vous l’avez compris la flexibilité cognitive est notre habilité à réagir favorablement aux changements ou aux situations inattendues. Maitriser ses émotions est un moyen de ne pas se sentir submergé(e) lorsque nous sentons que notre comportement n’est pas adapté ou que la situation est difficile à gérer et que nous devons changer. Cela vous aidera à amorcer des changements plus facilement !

– Faites faire de la gymnastique à votre cerveau : faites des tests de QI ludiques en ne vous souciant pas des résultats mais plutôt des logiques que vous parvenez à utiliser ou pas, et amusez vous avec votre entourage à parler d’autres langues que votre langue maternelle. Un des exercices les plus efficaces pour progresser efficacement.

Les blocages émotionnels

Maintenant vous le savez, votre cerveau doit, pour apprendre des nouvelles conceptions, éteindre les « anciens chemins » que vous empruntiez dans votre cerveau. Cette inhibition se fait naturellement au quotidien, dans de nombreuses actions ou réflexions de la vie de tous les jours.

Mais parfois vous pouvez rencontrer un blocage ou en ressentir un si vous devez apprendre et comprendre une notion nouvelle plus complexe, notamment à l’école ou dans les études. Dans ce cas là, ne vous découragez-plus, vous savez ce qui génère votre résistance au travail ou au changement ! Vous avez seulement à cultiver votre flexibilité cérébrale et vous encourager ! Et progresser, tout simplement !

Vous voulez en savoir plus sur la neuroplasticité et les connexions neuronales 🧐

Regardez cette vidéo réalisée par Steve Masson, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et directeur du Laboratoire de recherche en neuroéducation (LRN).