comment faire le bon choix
Émotions, S'épanouir dans sa carrière

Faire le bon choix, comment être sûr(e) ? 3 étapes pour y arriver

Faire le bon choix est une question essentielle car ce sont nos choix qui définissent notre trajectoire personnelle ou professionnelle. Pourtant ce n’est pas si simple d’être certain(e) que l’on va faire le bon choix. Le moment de décider, de faire un choix ouvre aux doutes et ces doutes viennent perturber notre réflexion. Dès lors tout se mélange, on peut se sentir perdu et ne plus savoir quoi faire.

Pour vous aider à être sûr(e) que vous allez faire le bon choix pour votre trajectoire, on vous explique notre méthode en trois questions essentielles à vous poser avant de passer à l’action.

Faire le bon choix : les bénéfices à court terme sont dictés par les émotions

La première chose que l’on mesure en général au moment de faire un choix, ce sont les bénéfices ou les avantages à court terme. Ceci s’explique parce que ce sont d’abord nos émotions, « l’équipe de contrôle » de notre corps, qui vont être activées par la situation et qui imposent de faire le bon choix ou pas.

Cette première réponse est presque instinctive et elle est nécessaire car elle nous permet de savoir ce que nous voulons vraiment dans le fond. Prenons l’exemple d’une personne qui est en couple et qui rêve de se marier. Cette personne est émotionnellement sensible à tout ce qui a attrait au mariage, à la famille, à l’engagement … Admettons que son(sa) partenaire formule une demande en mariage, il est presque certain que sans même réfléchir le choix soit un « grand » oui.

Cet exemple se duplique à l’infini et dans toutes les situations. Prenons une situation professionnelle : vous rêvez d’occuper un job avec de plus grandes responsabilités que celui que vous occupez actuellement. Si l’opportunité se présente d’occuper un poste plus haut gradé que celui que vous occupez actuellement, vos émotions vous « dicteront » probablement d’accepter sans réfléchir la proposition.

Cette part de réponse immédiate à un choix est essentielle à prendre à compte car elle est le reflet de ce que, dans le fond, nous souhaitons vraiment. En reprenant les exemples ci-dessus, le premier indique que la personne veut de l’engagement, une stabilité dans sa vie personnelle … Dans le second exemple cela indique que la personne souhaite plus d’enjeux dans son activité professionnelle, un meilleur salaire, une meilleure reconnaissance sociale …

Faire le bon choix implique donc d’écouter son instinct et ses émotions, car ils nous indiquent les bénéfices immédiats et à court terme que cela va nous apporter en plus de nous indiquer ce qui va nous procurer des émotions positives suite au choix réalisé.

Les bénéfices immédiats sont ceux qui instantanément ou presque nous procure :

  • de la satisfaction
  • de la joie
  • un soulagement
  • de l’apaisement
  • de la confiance

Mais ce que nous voulons à travers nos émotions est-il nécessairement un indicateur que nous allons faire le bon choix ? Est-ce que les bénéfices immédiats sont les seuls à considérer pour faire un vrai bon choix, qui améliorera durablement notre trajectoire ?

Nos émotions peuvent aussi parfois nous « duper » en nous empêchant de considérer une situation dans son ensemble, ce qui est absolument indispensable pour être sûr(e) qu’on fait le bon choix. Dès lors, c’est une projection rationnelle des conséquences du choix dans l’avenir qui indiquera si ce choix est un vrai bon choix ou pas.

Faire le bon choix : mesurer les conséquences sur le long terme

Nous avons tous des blessures émotionnelles à résoudre. Ces blessures émotionnelles nous pousse à faire des choix apaisants émotionnellement. Elles nous poussent donc bien souvent à réaliser des choix dans l’instantanéité, donc en ne mesurant que les bénéfices du choix à court terme.

Pourtant faire le bon choix nécessite systématiquement et obligatoirement une analyse rationnelle des conséquences sur le long terme. En effet, si on poursuit les exemples ci-dessus, imaginons que la personne qui se voit demandé(e) en mariage rencontre en réalité des grosses difficultés ou des tensions très régulière dans son couple. Accepter une demande en mariage avant de trouver des réponses à ses problématiques de couple profonde sera-t-il une bonne idée ? C’est peu probable. Le mariage en soit va-t-il régler les tensions du couple ? C’est encore moins probable.

Poursuivons l’exemple de la situation professionnelle. Cette promotion pour un poste à plus de responsabilité implique également de très nombreux déplacements géographiques et une absence régulière de votre domicile. Pourtant vous avez des enfants et évoluer au quotidien à leur côté est un gage de bien-être pour vous. Cette opportunité de poste à responsabilité est-elle alors réellement une bonne opportunité ? Sur le court terme probablement, mais sur le long terme probablement pas.

L’analyse factuelle des conséquences du choix dans l’avenir est absolument obligatoire pour s’assurer que l’on va faire le bon choix. Si au moment de faire votre choix vous ressentez des doutes, vous hésitez, c’est absolument ce que vous devriez faire pour vous assurer que vous allez dans la bonne direction pour votre bien-être.

Vous devriez systématiquement vous poser la question « est-ce que je fais ce choix pour « compenser » un manque ou une blessure émotionnelle, ou est-ce que je fais ce choix car il semble rationnellement bon pour moi dans l’avenir ? »

La réponse à cette question demande du courage, car mettre de côté ses émotions et ses blessures émotionnelles n’est pas une chose évidente à réaliser. En effet, notre cerveau fonctionne à travers des biais cognitifs, cela signifie qu’il nous pousse à faire des choix selon certaines croyances que nous avons déjà. On peut citer entre autres le biais de confirmation qui nous pousse à croire en ce que nous croyons déjà.

Il empêche donc une analyse réellement rationnelle de la situation et nous pousse à rester dans les mêmes schémas de fonctionnement, même si ceux-ci ne sont en réalité pas bons pour nous. Pour les choix importants de votre vie, vous ne pouvez pas être certain(e) que vous allez faire le bon choix tant que vous n’avez pas fait cet exercice de projection.

Sinon, le risque est que votre problème qui semble résolu immédiatement se retrouve finalement dans l’avenir. Vous n’aurez donc pas solutionné votre situation ni amélioré votre trajectoire en définitive.

Maintenant que vous avez observé votre choix spontané (votre choix émotionnel) et les conséquences rationnelles, il faut enfin mesurer les conséquences de votre choix pour votre entourage, vos proches et ceux que vous aimez.

Faire le bon choix : mesurer les bénéfices pour votre entourage

Dernier point à mesurer pour vous assurer que vous allez faire le bon choix, mesurer les conséquences pour vos proches et votre entourage. Bien entendu il ne s’agit pas de vous questionner pour tout votre entourage, mais à minima pour ceux et celles qui comptent pour vous dans votre quotidien.

Nos choix ont des conséquences pour nous-mêmes, mais ils en ont aussi pour nos proches, comme vous avez pu par exemple le constater avec les exemples que nous avons utilisé précédemment.

Dans le cas du mariage, la suite est généralement de fonder une famille. Vos futurs enfants seraient-ils heureux et épanouis en évoluant dans un couple qui ne l’est pas au quotidien ? Et vous-même seriez-vous profondément épanoui si vous n’êtes pas en mesure d’offrir un climat serein pour vos enfants ? C’est à nouveau peu probable.

Dans le cas de l’exemple professionnel, même si vous pensez pouvoir gérer une distance régulière avec vos proches, qu’en est-il de leur côté ? N’auront-ils pas besoin de vous, peuvent-ils tout gérer en votre absence sans que cela ne nuise à leur quotidien à eux ?

Cela ne veut surtout pas dire qu’il faut réaliser un choix en fonction des autres, mais si vos proches ne sont pas heureux, il est à nouveau presque impossible que vous le soyez aussi dans l’avenir. Se questionner sur les conséquences de son choix pour nos proches permet d’anticiper les problématiques et de pouvoir ouvrir un dialogue avec eux pour déterminer les meilleures organisations à venir. Pour trouver des points d’équilibre durables entre votre bonheur et celui de ceux et celles qui comptent pour vous.

faire le bon choix

Faire le bon choix, trois étapes pour des choix qui vont améliorer durablement votre trajectoire

Vous l’avez compris, pour être sûr(e) que vous allez faire le bon choix, trois étapes sont indispensables. La première se fait de manière naturelle puisque la première réponse au choix est issu de nos ressentis profond et de ce que nous voulons vraiment.

La seconde étape permet de prendre du recul, de « mettre de côté » ses ressentis émotionnels pour s’assurer que l’on va faire un bon choix durable dans l’avenir et non pas un choix bon sur l’instant qui va s’avérer ensuite problématique dans l’avenir.

Enfin, il n’y a pas de bon choix sans l’épanouissement de nos proches à travers nos propres choix. Ou du moins sans avoir ouvert un dialogue avec eux (elles) sur les conséquences de notre choix dans leur vie.

Si la question de faire le bon choix n’a pas trouvé de réponse pour vous dans cet article, on vous invite à lire notre article Prendre la bonne décision grâce à l’intelligence émotionnelle qui vous aidera à approfondir vos aptitudes en matière de choix. Pour faire le bon choix dans toutes les circonstances de la vie et améliorer durablement votre trajectoire.