estime de soi
Émotions

L’estime de soi, mode d’emploi en 5 étapes !

Il peut être difficile d’avoir une estime de soi positive ! Pourtant pas de confiance en soi sans estime de soi, et sans confiance en soi il devient beaucoup plus difficile de se concentrer !

Alors comment on fait pour développer cet ingrédient magique qu’est l’estime de soi !

L'estime de soi pour améliorer la motivation !

Si vous ne croyez pas en vous, vous ne pouvez pas vous engager activement dans vos projets, vos activités. Mais comment on fait pour avoir une estime de soi positive ? Surtout quand on a parfois ou souvent le sentiment d’échouer ? Direction le bien-être !

Une définition de l'estime de soi

En psychologie, l’estime de soi est définie globalement par le jugement ou l’évaluation qu’une personne a de sa propre valeur. On s’estime soi-même pour s’évaluer. Lorsqu’on parle de perte d’estime de soi, ou de mésestime, et bien il s’agit du fait de se dévaluer. De ne pas être en mesure d’apprécier nos aptitudes et nos capacités réelles, concrètes.

Des chercheuses en sciences de l’éducation et psychologie telles que Marie de Besses ou Delphine Martinot ont publié des articles de recherches très instructifs à ce sujet. 

Et qu’y apprend-on ?  Et bien la façon dont l’élève perçoit sa scolarité et ses perspectives d’avenir, son estime scolaire de lui-même, aura un impact sur sa capacité à s’investir dans sa scolarité. A participer activement aux choix qui le concernent. A progresser. Et à interagir avec les autres.

Les études en sciences de l’éducation ayant pour objet de recherche l’estime de soi tendent à prouver que celle-ci, lorsqu’elle est positive, offre l’opportunité d’agir. Le sentiment d’oppression ne serait-il donc pas finalement en partie issu de la qualité de l’estime de soi que l’on se porte ?

développement personnel

5 étapes pour une estime de soi positive

Aussi, pour pouvoir agir effectivement dans votre vie, il vous faut trouver l’estime de vous. Et bonne nouvelle pour ceux et celles qui la cherche et ne la trouve pas, c’est normal ! 

L’estime de soi ne se trouve pas comme on trouve un trésor. Elle se construit, s’étoffe, s’adapte, s’encourage, se corrige, s’évalue, se réévalue. Pour essayer de toujours trouver une estime de vous évoquant des émotions positives. Et c’est un exercice à faire à l’infini ! 

1 - Accepter de se tromper

Ne pensez plus « j’ai échoué », pensez « que dois-je améliorer », « qu’est-ce qui n’a pas fonctionné » « Pourquoi » ? Voyez cette étape comme un changement dans votre éducation. 

En évaluant seulement le résultat, là où vous êtes arrivé(e), ce que vous avez acquis, vous ne mesurez pas les efforts produits. Pourtant, l’intensité de vos efforts, l’intention mise dans l’action compte autant, voire plus, que le résultat.

Pourquoi c'est bien de se tromper ?

Si un élève a travaillé un contrôle mais n’obtient pas une bonne note, il doit logiquement avoir une meilleure perception de lui-même. Meilleure que s’il n’avait fourni aucun travail puisqu’il a quand même essayé ! 

Cependant, par éducation, habitude, ou manque de confiance, dans la réalité du terrain, si un élève a travaillé et n’obtient pas une bonne note il aura plus souvent le réflexe de se sentir fortement dévalorisé. Voire honteux. Comme si c’était la preuve de son incapacité.

L’élève pourrait pourtant aussi se dire « j’ai travaillé donc je sais que ce n’est pas un manque d’effort, je vais pouvoir trouver ce que je n’ai pas compris ». Ou alors se sentir rassuré en se disant que son prof sera plus indulgeant puisqu’il y a eu un travail produit. 

Si la situation est trop répétitive malgré de multiples efforts soutenus, peut-être que cela peut aussi informer notre élève sur le fait qu’il n’est pas dans une filière qui lui correspond ? Qu’il doit se questionner sur son orientation pour trouver un meilleur cursus pour lui ?

En évaluant vos intentions et vos efforts plus que vos résultats vous vous offrez la chance de comprendre et de progresser. Et donc d’améliorer vos résultats ou votre situation. 

Le résultat est l’objectif à atteindre. L’estime de soi positive se retrouve certes dans le résultat, mais aussi et surtout dans l’intention employée pour réussir.

Trompez vous, corrigez, demandez de l’aide, apprenez et surtout progressez ! 

2 - Gérer ses émotions

Bien souvent, sans en avoir conscience, nous agissons en fonction de schémas émotionnels que nous ne mesurons pas. Pourtant comprendre les blocages émotionnels et les schémas de fonctionnement permet d’identifier ce qui ne fonctionne pas. Qu’est-ce qui vous ralentit, ou vous empêche carrément d’avancer ?

En continuant l’exemple de l’étape précédente, on imagine que notre élève est comme « bloqué » dans son problème. Ce qui l’empêchera inévitablement de progresser et d’améliorer la situation puisqu’il n’agit pas. Il n’ira pas voir son prof pour en parler, ne regardera pas la correction. Bref, il fera tout pour « effacer » ce moment d’émotions négatives.

Les émotions positives agissent sur l'estime de soi

En travaillant sur ses émotions et ses blocages émotionnels, en se rassurant, l’élève ne se sentirait pas dévalorisé. Il analyserait la situation de manière neutre et bienveillante, un peu comme il le ferai pour un(e) ami(e). C’est-à-dire avec du recul ! 

Dans ce cas il ne percevrait pas de honte, ou de peur. Il pourrait se rassurer sur ses capacités, ses bonnes intentions. Son estime de lui ne serait pas impactée. Et c’est précisément ainsi qu’il ressentirait plutôt un stress positif. 

Un signal neurologique positif lui indiquant simplement qu’il faut agir. Il pourrait alors aller voir son prof pour discuter de sa situation. Demander à se faire mieux expliquer ce qu’il n’a pas compris. Changer ses méthodes de travail…Et en trouvant des réponses au problème, forcément, il progresserait !

Apprenez à comprendre, connaitre et gérer vos émotions, trouver vos schémas nuisibles. Essayez de sortir des « suppositions » neurologiques pour analyser la situation sans jugement. Observez les situations où vous ressentez de la peur, de la honte, ou une sensation de gêne, de mal-être. Et rassurez vous ! Prenez du recul face à ces situations ! 

Renforcez votre sentiment de sécurité par l’indulgence ou la tolérance envers vous-même. Cela ne signifie pas que vous ne vous tromperez jamais, que vous ne ferez pas d’erreur ou qu’il ne vous faudra pas vous remettre en question.

Mais simplement si vous n’analysez pas vos émotions vous ne parviendrez pas à vous connaitre vraiment ! A agir librement face à vos propres oppressions ! Et à évaluer correctement votre valeur, l’estime que vous vous portez !

s'aimer soi-même

3 - Fixer des limites

A toute évaluation, il vous faut un cadre. On n’estime jamais seulement un élément. On doit toujours le mesurer dans son contexte. Et selon différents facteurs. Cela signifie quoi ? Fixez vous des limites réalistes et essayez de vous y tenir ! Imposez vous dans la bienveillance une certaine discipline.

A tout projet que vous entreprenez, définissez à l’avance le contexte, une limite de temps, un cadre de valeur, des limites face aux autres. Pour mesurer l’estime de vous, il faut le faire par rapport à quelque chose. Et il vous faut aussi des limites. Celles-ci aident à évaluer l’estime de soi.

Ai-je respecté mes engagements ? mes objectifs ? mes valeurs ? Est-ce qu’une situation n’avance pas car vous vous êtes éloigné(e) du contexte que vous aviez défini au départ ? Pourquoi une situation négative dure dans le temps ? Et surtout pourquoi la laisser vous durer ?

Faites un contrat d'engagement avec vous-même

Imaginons un parent débordé par le comportement d’un de ses enfants. Ce qui arrive à chaque parent puisque l’éducation c’est aussi cela. Poser un cadre et des limites pour permettre à l’enfant de se sentir rassuré dans le vaste monde qu’il affronte au quotidien ! 

Si le parent ne fixe pas de limites bienveillantes à son enfant, qu’il ne les tient pas, ou ne se fait pas aider si il n’y arrive plus, l’enfant ne sortira probablement pas de ses problèmes de comportements. 

Cela pourra avoir des conséquences sur sa scolarité, sur les relations à la maison, au sein de la famille. Et le parent submergé pourra se sentir un mauvais parent, perdre l’estime qu’il a de lui vis-à-vis de son rôle. 

Maintenir la limite demandera certes plus de patience, d’énergie ou de volonté, de discipline envers soi-même. Mais cela permettrait aussi dans cet exemple de conserver un climat positif pour le futur, un cadre bienveillant pour l’enfant qui en a besoin. Et de se sentir un parent responsable, critère qui peut apparaitre comme très positif dans l’estime de soi.

Bref, faites des contrats d’engagement envers vous-même. Et comme dans tout contrat, précisez y globalement les obligations, les termes… Cet exercice vous aidera là encore à évaluer justement l’estime de vous-même. Et à observer vos schémas émotionnels pour apprendre mieux les gérer.

être soi-même

4 - Accepter de procrastiner

Ce qui est bon pour les uns ...

Bonne nouvelle pour certains(es) : acceptez la procrastination. Le fait de procrastiner, autrement dit de ne rien faire, est aussi utile à notre cerveau. En effet, celui-ci a besoin de ranger les informations qu’il traite. Et parfois, lorsqu’on a emmagasiné trop d’information, et bien il faut accepter que le cerveau nous pousse à la procrastination. 

Tolérez que votre cerveau ait besoin de temps. Et laissez lui ce temps précieux car c’est un moyen de traiter correctement les informations. Moins vous chercherez à forcer votre cerveau à sortir de la procrastination, plus vous en sortirez vite ! 

Ce conseil est 100 % valable pour toutes les personnes à tendance perfectionniste ou hyperactive ! Car ces types de personnalité vont généralement ajouter un stress dû à un sentiment de perte du contrôle de soi en cas de procrastination. 

Accueillez là, offrez ce temps à votre cerveau. Prenez soin de votre cerveau comme si c’était un membre de votre corps. Si vous vous êtes blessé(e) à la jambe et qu’elle a besoin de repos, allez-vous vous forcer à marcher dessus ?

... est bon pour les autres !

Il est cependant possible aussi que chez d’autres, la procrastination ait tendance à s’installer de façon nuisible ou excessive. Elle peut alors devenir un schéma de fonctionnement négatif pour vous. Et dans le temps, ce phénomène impacte l’estime de vous-même de façon négative. 

En effet, n’oubliez pas que vous avez besoin d’agir, que c’est ainsi que vous pourrez déjà avant tout construire l’estime de vous ! Si vous procrastinez trop, c’est un système de fuite que vous mettez en place. Et cela vous en apprends énormément sur vos fonctionnements. 

Qu’est-ce qui vous pousse à fuir ? Quelles situations vous font ressentir de la honte ou de la peur si bien que vous n’arrivez pas à les affronter ? Vous obtiendrez des réponses qui vous feront à coup sûr progresser ! Et en cas de procrastination très nuisible, n’oubliez pas que les agendas, to-do list et bullet journal sont vos meilleurs alliés. Vous pouvez y noter vos obligations et ce que vous aimeriez faire. 

Lorsque vous avez fini une tâche vous la cochez, ou la barrez. Effet apaisement garanti pour votre cerveau ! Et positif pour votre l’estime de soi.

Observer votre niveau d’activité est donc vous l’aurez compris une mine d’information précieuse pour chacun(e), quelque soit votre personnalité. Apprenez maintenant à mieux comprendre votre procrastination pour mesurer toujours plus justement l’estime de vous-même.

5 - Ne pas se comparer aux autres

Vous allez apprendre à changer votre point de comparaison pour mesurer l’estime de vous. Dans nos sociétés stimulées par les réseaux sociaux, vous devez apprendre à ne plus vous comparer aux autres pour mesurer l’estime de vous. 

Chaque personne est unique, a sa propre histoire, ses expériences, sa personnalité. Aucune vie n’est identique à l’autre. Même chez les jumeaux monozygotes avec des physiques identiques, chacun(e) du couple de jumeau a sa personnalité unique et fait ses choix personnels uniques.

Alors pourquoi prendre les autres comme point de comparaison pour mesurer l’estime de vous. Si vous deviez comparer deux restaurants sur la qualité de leur cuisine, n’auriez vous pas tendance à gouter exactement le même plat dans les deux restaurants pour faire la plus juste comparaison ? 

Et si vous décidiez de gouter deux plats différents, pourriez vous vraiment répondre avec certitude à la question quel est le meilleur des deux restaurants ? Pour deux plats différents, les ingrédients ne sont pas les mêmes, ni les ustensiles, ni les techniques culinaires. Alors qu’il-y-a-t-il de vraiment comparable finalement ?

Votre meilleur point de repère, c'est vous-même !

En changeant vos repères de comparaison pour passer non plus de « vous par rapport aux autres », mais de « vous à un instant T par rapport à vous à un autre instant T », vous apprendrez à mesurer justement votre estime de vous-même. 

C’est-à-dire à l’évaluer avec le seul réel élément comparable à 100 % : vous ! Et cela aura aussi pour effet de cesser de vous dévaloriser. De penser que les autres sont mieux que vous.

L’expression l’herbe est plus verte chez le voisin prend encore plus de sens avec l’avènement des réseaux sociaux. Ils sont en quelque sorte une vitrine de la vie ou des activités de chacun(e). 

Mais n’êtes vous jamais rentré(e) dans une boutique car vous étiez attiré(e) par la vitrine pour finalement ressortir sans rien acheter parce que rien ne vous plaisait à l’intérieur ? Et bien appliquez le même principe ici. 

Les réseaux sociaux sont un mode de communication, une interface puissante sur le monde extérieur. Mais ils ne sont pas un point d’appui de comparaison pour mesurer l’estime de vous. 

Ils ne sont pas le reflet du ressenti intérieur profond des individus. Ceux sont des outils de communication auxquels certains(es) s’adaptent parfaitement bien, d’autres moins et d’autres pas du tout. 

Mais ce n’est pas un point de comparaison pour mesurer votre valeur !

améliorer l'estime de soi

L'estime de soi positive c'est avoir la motivation au quotidien !

L’estime de soi et vous l’avez compris, sera donc plus souvent positive lorsqu’il y a eu une progression. Ou que vous perceviez qu’il peut y en avoir une. C’est bien en partie la progression que nous mesurons plus que le résultat. 

Un peu comme si vous étiez vous-même une entreprise et que vous mesuriez votre croissance. Et analysiez les situations qui l’ont impacté favorablement ou défavorablement.

Travailler l’estime de soi à l’aide des étapes et conseils ci-dessus vous permettra de trouver des réponses à des problèmes, d’améliorer les situations. De progresser. Vous gagnerez en confiance en vous, en estime de vous. 

Votre sentiment de sécurité sera renforcé. Grâce à votre bienveillance et votre indulgence envers vous-même vous parviendrez à voir ce qui fonctionne bien chez vous. Mais aussi ce qui fonctionne moins bien. Pour pouvoir le corriger. Pour vous offrir l’opportunité de progresser. Et de toujours plus améliorer l’estime de vous et accroître vos émotions positives 

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