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Émotions

Des émotions aux sentiments, 10 minutes pour comprendre !

Avant de maitriser ses émotions et de développer son intelligence émotionnelle, il est important de déjà bien les connaitre. Ensuite, il est indispensable de savoir les identifier et les définir. 

C’est comme cela que vous parviendrez à comprendre vos propres émotions et à mieux les gérer !

Les émotions de base

Les émotions de base sont les émotions principales, elles sont au nombre de huit. Il existe aussi des émotions secondaires et chaque émotion peut varier en intensité, c’est à dire que nous la ressentons plus ou moins fortement.

Les 8 émotions principales

Globalement, nous parvenons tous à identifier certaines émotions comme la peur, l’amour, la colère, la joie, la tristesse, l’étonnement, le dégout et enfin l’anticipation. Celles-ci sont les émotions principales. 

Cependant, peu d’entre nous sont aujourd’hui en mesure de citer d’autres émotions. Pourtant, l’éventail émotionnel réel auquel nous faisons appel dans notre quotidien est bien plus fourni que ces 8 émotions.

En effet, à chacune des émotions précédentes, on doit ajouter des degrés d’intensité. Nos émotions peuvent parfois être très intenses, mais elle peuvent aussi être plus apaisées, plus nuancées. Prenons l’exemple de la peur ! 

Je peux être un peu inquiet(e), anxieux(se), stressé(e) ou pétrifié(e) par la peur. Ici on voit bien que la base de l’émotion principale est la peur, mais cette émotion peut aussi être nuancée en fonction du contexte réel auquel je suis confronté(e) et de l’intensité que je ressens.

la liste des émotions principales

Nos schémas émotionnels

Aussi lorsque nous devons analyser une émotion une fois qu’elle a été perçue, nous devons le faire en deux étapes. D’abord nous devons définir à quel champs émotionnel appartient notre ressenti émotionnel (parmi les 8 émotions principales). Ensuite nous devons évaluer notre émotion en fonction du contexte. Cela nous permet de comprendre les émotions liées. 

Prenons l’exemple de l’émotion de la honte. Je tombe dans la rue devant des inconnu(e)s. Ici mon émotion de honte peut s’associer à une émotion d’insécurité car je suis entouré(e) d’inconnu(e)s. Son intensité peut donc être impactée par l’ajout d’un ressenti négatif (insécurité – émotion de peur). 

Maintenant je tombe dans la rue devant des amis que je connais et bienveillants, il peut s’en suivre de l’amusement. Aussi, ici l’intensité sera impactée par l’ajout d’un ressenti positif (l’amusement – émotion de joie). On voit bien à travers cette exemple l’importance du contexte.

C’est essentiel car dans un premier temps, pour nous permettre de développer notre intelligence émotionnelle nous devons parvenir à resituer nos émotions dans leur contexte. Ainsi, nous pouvons constater si notre émotion est logique et adaptée. 

Ou bien si elle est disproportionnée, négative pour nous ou pour les autres. Cette étape nous permet de comprendre nos réactions émotionnelles et finalement de les classer pour se constituer notre éventail d’émotion personnel.

Des synonymes des émotions principales

Pour aller plus loin et avant de comprendre quelques principaux mécanismes de nos émotions, voici des exemples d’émotions plus précises selon chaque émotion principale. L’objectif est de vous aider à identifier vos émotions et leurs intensité ! 

L'émotion de l'amour

Nous retrouverons des émotions et des ressentis tels que la douceur, la sécurité, le désir, la paisibilité, l’extase, le plaisir, la plénitude, la bienveillance, la gratitude, l’amitié, l’affection, la sympathie, la compassion …

L'émotion de la joie

Elle évoque l’optimisme, l’acceptation, l’amusement, le bonheur, la drôlerie, la confiance, le contentement, la sérénité, l’excitation, la satisfaction, la libération …

L'émotion de la surprise

Elle fait le plus souvent écho à la stupeur, la surprise, la distraction, la désorientation, le trouble, le questionnement, le choc, être ébahi(e), la confusion, la perplexité, le scepticisme, la sidération …

L'émotion de la peur

La peur fait référence à l’oppression, la panique, la terreur, la frayeur, la menace, l’insécurité, l’adrénaline, la crainte, le blocage, l’inquiétude, l’anxiété, le stressé, la tétanie …

L'émotion de la tristesse

La tristesse  nous ramène au chagrin, à la solitude, au rejet, l’abattement, l’effondrement, la contrariété, la déception, le désœuvrement, la morosité ou encore la mélancolie  … 

L'émotion de la colère

La colère est l’émotion principale de la rage, la haine, la jalousie, la frustration, l’énervement, la fureur, l’exaspération, la critique, l’agacement, l’agressivité, l’envie, la provocation, la défiance …

L'émotion du dégoût

Le dégout nous renvoie à l’ennui, l’aversion, l’écœurement, la trahison, la répulsion, le rejet, la révolte, le jugement, la répugnance, la déplaisance, le refoulement …  

L'émotion de l'anticipation

Elle fait écho à la vigilance, l’intérêt, l’aversion, la suspicion, la suspection, la prévision, le contrôle …

Apprenez en plus sur les combinaisons d'émotions

En découvrant notre article sur la roue des émotions

Comment fonctionnent nos émotions ?

Maintenant vous en savez un peu plus sur les émotions principales et les émotions qui leurs sont associées. Observons alors comment fonctionne la mise en place d’un schéma émotionnel.

Nos émotions sont des réactions à des stimuli

Tout d’abord qu’entend-t-on par un schéma émotionnel ? Et bien un schéma émotionnel est un lien de causalité entre une émotion ressentie et l’action ou la réaction qui en découle de notre part. 

Ce phénomène provoque chez chacun(e) des fonctionnements parfois répétitifs, durables, ancrés. Pour parvenir à émettre une réponse à notre émotion nous avons un système très efficace ! 

C'est quoi un stimuli ?

Il y a toujours en premier lieu un stimuli. C’est à dire un élément venant solliciter notre système émotionnel. Le stimuli correspond à ce qui peut éveiller nos 5 sens (odeur, goût, toucher, ouïe, vue). 

L’émotion lorsqu’elle est perçue par notre conscient ou subconscient (ce moment dure en moyenne environ 7 minutes) génère en nous des réponses neurologiques d’abord. Celles-ci entrainent des réactions physiologiques. Puis, nous agissons ou nous sur-réagissons, ce que nous définissons par l’action. En savoir plus

L'émotion fait passer à l'action !

La perception de l’émotion peut être qualifiée de consciente lorsque nous sommes en mesure de la définir presque immédiatement. Elle est subconsciente lorsque nous agissons ou sur-réagissons alors que nous n’avons même pas eu l’impression de ressentir une émotion particulière.

C’est notre subconscient, garant des analyses des situations de notre environnement au delà de notre conscient, qui perçoit le stimuli. Aussi, que nous le voulions ou non, nous ressentons des émotions auxquelles d’une façon ou d’une autre nous répondons physiquement. 

D’où la nécessité pour chacun(e) de maitriser et gérer ses propres émotions pour garantir une communication saine lorsque les individus sont en situations sociales (au travail, dans nos interactions sociales). 

Les émotions quand elles sont stimulées, créent des réseaux d’information dans notre cerveau pour nous permettre de répondre au stimuli. Ceci est une infime partie des mécanismes du souvenir. 

Une fois ce réseau crée, à chaque fois que nous serons en présence du stimuli, alors nous aurons une réponse presque automatique. Elle se manifeste parfois presque sans que nous n’en ayons eu conscience. C’est précisément le cas de la fameuse « Madeleine de Proust »

Le stimuli ici est l’odeur de la madeleine et le sens stimulé est l’odorat. Ce stimuli ouvre en quelque sorte le réseau d’information associé, dans le cas de Proust cela le ramène à son enfance et le fait réagir.

Nos schémas émotionnels se constituent donc ainsi. Un stimuli stimule nos sens. Cela génère une émotion. L’émotion génère des réponses neurologiques, puis physiologiques. 

Et enfin ce qui caractérise l’action : des réponses physiques (ou verbales). Et lorsqu’un réseau émotionnel est crée, il est impliqué pour toute notre vie dans les mécanismes de nos souvenirs. A force d’utiliser ce réseau, l’émotion se transforme en sentiment.

passer à l'action

La différence entre émotions et sentiments

Aussi que se passe-t-il lorsque le stimuli se reproduit trop souvent ou si nous ne parvenons pas à en avoir conscience ? Et bien cela a des conséquences sur la personnalité profonde puisque cela génère en nous des sentiments.

La naissance des sentiments

Lorsque le stimuli est trop fréquent et nous fait par exemple percevoir une émotion négative, et bien cela finit par impacter notre personnalité. L’émotion est perçue, nous la ressentons car le stimuli a produit sur nos sens. 

Si ce ressenti se reproduit sans cesse ou régulièrement, alors notre cerveau cognitif commence à constituer des relations de cause à effet. Il fait cela pour se protéger de l’émotion négative provoquée par le stimuli. Ou pour donner du sens à l’action que nous allons entreprendre. 

Ces relations de cause à effet finissent par être admises comme des vérités dans notre cerveau, dans nos souvenirs. Et donc dans la perception que nous avons de nous-même. 

Et c’est ainsi que nait le sentiment ! Par la répétition d’un stimuli entrainant une répétition de la réponse émotionnelle ! Et ça marche aussi pour les émotions positives !

Prenons l’exemple d’un enfant dont le parent lui répète tous les jours avec agressivité qu’il est mauvais à l’école. La réaction du parent représente un stimuli pour l’enfant. Celui-ci percevra probablement une émotion liée aux émotions principales de la honte ou de la tristesse. 

Pour échapper à cette émotion négative, l’enfant tirera plus facilement une conclusion cognitive du type je suis mauvais à l’école pour s’expliquer la répétition la réaction de son parent. Et d’années en années, il se définira lui-même comme un mauvais élève, cela deviendra un sentiment, une croyance. J’ai le sentiment que je suis un mauvais élève. Et cela même si l’enfant ne voit plus son parent ou ne va plus à l’école. Le sentiment est crée !

Gérer ses émotions
c'est se sentir libre et bien

Ainsi, pour conclure sur les émotions et leurs mécanismes, il est donc essentiel de retenir que le spectre émotionnel de l’humain est bien plus vaste que les 8 émotions principales. 

Chaque émotion principale peut être nuancée selon son intensité. Par ailleurs le contexte d’une situation vient aussi ajouter d’autres émotions liées. 

Il est donc indispensable de connaitre les émotions et de savoir les nommer, les identifier. Pour pouvoir aussi comprendre les interactions entre les émotions.

Ensuite, lorsque nous avons intégré que ces réponses émotionnelles créent dans notre cerveau des réseaux de souvenirs et de réponses « automatisés », nous pouvons alors essayer de comprendre quels sont nos schémas et nos fonctionnements émotionnels. 

Quels sont les stimuli qui nous font percevoir des émotions positives ? Quels sont ceux qui nous font percevoir des émotions négatives ? Et on peut légitimement ensuite essayer de comprendre nos actions et nos réactions.

Et c’est aussi cela le concept de l’empowerment : se libérer de ses propres oppressions. C’est en comprenant les émotions et en analysant leurs interactions entre elles, et avec les stimuli du quotidien auxquels nous sommes soumis, que nous parvenons à comprendre et maitriser nos actions. 

Vous voulez en savoir plus sur vos émotions ?

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