émotions et stress à l'école
Émotions

Les intelligences multiples : améliorez VOTRE intelligence

Etymologiquement, le mot « intelligence » vient du latin intelligere qui signifie comprendre. Notre intelligence n’est pas le reflet de ce que nous savons mais de ce que nous comprenons. 

Mais que comprenons nous et que savons nous de l’intelligence ? La réponse dans cet article à travers le QI et les intelligences multiples !!

QI ou intelligences multiples ! comment ça marche ?

Comme le disait en 1923 Edwin G. Boring professeur anglais de psychologie, « Intelligence is what the tests test. ». C’est-à-dire l’intelligence est ce que le test mesure. 

Cette réflexion peut sembler étroite. Sortis d’un contexte de tests nous ne saurions déterminer l’intelligence ! Mais cette pensée rend aussi à chaque individu sa capacité générale d’intelligence. 

Comment mesure-t-on l'intelligence ?

Une définition du QI

L’intelligence générale n’est pas mesurable directement. On mesure des actes intelligents. Et pour ce faire on utilise des tests. Historiquement en France, en 1905, Alfred Binet psychologue français, s’inspire des travaux du psychologue anglais Charles Spearman (à l’origine du facteur g). Il introduit la notion d’âge mental avec le psychologue Théodore Simon.

A chaque âge correspond des tâches dites normales que l’individu doit pouvoir réaliser. A cette époque l’intelligence se mesure par la correspondance entre l’âge mental et l’âge réel. C’est ce que l’on nomme alors l’intelligence générale. C’est principalement la capacité linguistique qui est mesurée à cette époque.

Par la suite, le « QI » nait de la formule âge mental / âge réel * 100

Les tests et le QI en France

Dans les années 40, le psychologue américain David Wechsler entreprends de mesurer le QI par rapport à une même tranche d’âge. 100 est la moyenne de la tranche d’âge. Dès lors, on se situe au-dessus ou en dessous de cette moyenne. 

Le QI Wechsler évalue, entre autres, la conceptualisation, la logique, les repères spatio-temporel. Et il fait également évoluer le facteur g en incluant aussi l’intelligence logico-mathématique, auditive et visuelle. Même si ces dernières ne représentent qu’une petite partie du facteur g.

Wechsler Adult Intelligence Scale (WAIS) est encore aujourd’hui une des méthodes les plus utilisées pour mesurer le QI. Ce test a déjà connu 3 évolutions pour arriver au WAIS 4 utilisé aujourd’hui. Notamment pour la détection des surdoués.

En France actuellement 2,1% de la population a un QI supérieur à 130. Cela représente la part des « surdoués ». 6,4% sont « doués » avec un QI entre 121 et 130. 15,7% de la population a un QI « supérieur à la moyenne » avec des résultats entre 111 et 120. 51,6% ont un QI « d’intelligence moyenne » (90 à 110), 15,7 % d’intelligence « inférieure à la moyenne » (80-89) et 6,4% « retardés » (70-79). 

Vous êtes-vous demandé dans quelle tranche vous vous situez ? Ou quelles sont vos aptitudes principales selon le facteur g ? Ne courez pas tout de suite faire un test de QI ! Lisez les prochaines lignes ! Vous allez découvrir une autre facette des connaissances en intelligences : les intelligences multiples !

L'évolution du QI

Récemment, dans la presse, de nombreux articles ont été publiés titrant que « l’intelligence des français était en chute ».  Cela signifie-t-il que nous devenons moins intelligent(e)s ?

L'effet Flynn

Ces articles font suite à une l’étude norvégienne de 2 économistes publiée en juin 2018. Selon cette étude nous perdrions en moyenne jusqu’à 0,33 de QI par an. L’étude indique également que le QI en constante augmentation depuis un siècle serait en baisse depuis 30 ans.

L’étude norvégienne se base sur l’effet Flynn. Celui-ci représente l’accroissement des résultats aux tests de QI sur plusieurs générations. C’est-à-dire l’évolution du QI sur une population données et selon une échelle de temps. Et nous serions donc moyennement, de moins en moins intelligent(e)s.

Pourtant, ces résultats ont été pondérés par de nombreux chercheurs. Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS et professeur au laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique à l’ENS dans une interview parue sur France culture précise : « nous sommes probablement plus intelligent qu’avant ». 

Il explique que le QI moyen général (l’intelligence générale) est plus élevé aujourd’hui qu’il y a un siècle. « Si on prend aujourd’hui le Q.I. d’une personne qui est dans la moyenne de la population, elle serait l’équivalent d’une personne surdouée il y a un siècle ».

Selon lui la stagnation du QI ces 30 dernières années s’explique par la limite de notre cerveau. En supposant comme pour l’espérance de vie en constante augmentation, que cela finira à un moment par stagner « (…) on progresse mais on ne va pas atteindre 200 ans ». C’est d’ailleurs une des raisons de l’intérêt de l’homme pour l’IA. Dépasser ses limites intellectuelles.

Mais ne faudrait il pas tout simplement continuer à faire évoluer le facteur g comme il a évolué depuis sa conception ? Ne devrions nous pas toujours réapprécier la notion d’intelligence générale ? Ne pourrions nous pas l’enrichir ?

Les intelligences multiples

Howard Gardner, le père des intelligences multiples

Le psychologue américain, Howard Gardner vient apporter de nouvelles connaissances au concept d’intelligence dans les années 70. Selon lui l’intelligence n’est pas mesurable, elle n’est pas unique. On devrait plutôt parler d’intelligences multiples.

Il parvient à déterminer huit formes d’intelligence en étudiant les différentes régions mobilisées dans le cerveau. Il définit 4 types d’intelligences composées de 8 intelligences.

Les intelligences d’actions (interpersonnelle et intrapersonnelle), scolaires (linguistique et logico-mathématique), environnementales (naturaliste et musicale) et méthodologiques (visuo-spatiale et kinesthésique). Il parvient à définir une 9ème intelligence, l’intelligence existentielle. Cependant il ne l’a pas reconnu dans ses travaux car il n’avait pas réussi à localiser la région du cerveau mobilisée.

Aujourd’hui encore ce psychologue mondialement reconnu continue sa recherche en faveur de l’utilisation des intelligences multiples, notamment en situation scolaire ou d’apprentissage. Avec cette méthode on n’évalue plus l’intelligence générale par rapport à une population. 

On évalue les aptitudes naturelles de l’individu. Il n’y a pas de quotient dans le résultat. Mais un classement de nos formes d’intelligence, de la plus dominante à la moins dominante.

intelligences multiples

Les intelligences multiples : indispensables pour mesurer l'intelligence

De nombreuses études viennent confirmer l’apport de la théorie des intelligences multiples dans la construction psychologique de l’enfant et du jeune. Cela jouerait un rôle considérable sur son bien-être, sa confiance en lui, ses résultats scolaires et le développement de son intelligence générale.

Le test des intelligences multiples est de plus en plus utilisé en milieu scolaire. Et il l’est depuis longtemps dans les écoles pédagogiques de types Freinet ou Montessori.

Chacune des 8 intelligences correspond à des caractéristiques. C’est-à-dire des capacités naturelles. Cela signifie que chacun(e) a une « cartographie » d’intelligence qui lui est propre.

Le test des intelligences multiples apporte des informations précieuses sur nos perceptions sensorielles naturelles ou innées A la base du fonctionnement de nos émotions. Et donc de nos actions ! 

Mais il peut aussi apporter des informations à un individu dans le temps. En réalisant à plusieurs années d’intervalle le test des intelligences multiples, on peut aussi mieux comprendre nos évolutions, nos choix, notre parcours.

Ce test donne aussi des indications sur les conséquences néfastes de ne pas considérer telle ou telle forme d’intelligence ! Et nous rappelle ainsi que chaque forme d’intelligence est une constituante totale de l’individu à ne pas négliger.

Vous avez des questions sur votre intelligence ?

Faites le test des intelligences multiples

Et découvrez en moins de 15 minutes vos intelligences principales